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Une inégalité de prise en charge

Une inégalité de prise en charge : l’exception française

La maladie de Verneuil ne bénéficie pas, à ce jour, d’un traitement efficace qui permettrait de la vaincre. Seuls les antibiotiques et des interventions chirurgicales très lourdes permettent d’apporter un répit plus ou moins long et confortable aux patients gravement atteints.

Jusqu’à récemment, la maladie de Verneuil ne faisait l’objet d’aucune activité de recherche importante. Elle n’était la cible d’aucune innovation thérapeutique et était donc considérée comme orpheline de traitement : aucun des traitements médicaux classiquement recommandés n’a fait l’objet d’essais régis par une méthodologie rigoureuse, avec un nombre suffisant de patients.

Les anti-inflammatoires de la famille des anti-TNF-alpha, comme l’adalimumab, sont déjà utilisés depuis de nombreuses années dans plusieurs maladies inflammatoires possiblement associées à la maladie de Verneuil (maladie de Crohn, recto-colite hémorragique, psoriasis, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthropathies, rhumatisme psoriasique).
De nombreux patients atteints à la fois par la maladie de Verneuil et par l’une de ces pathologies associées se sont vus prescrire un anti-TNF. A la suite de cela ils ont constaté une nette amélioration de la maladie de Verneuil. Ce constat a alors conduit, pour l’adalimumab, à la réalisation d’essais thérapeutiques de phase III (essais cliniques contre placébo)4 qui ont conclu à une réduction significative des manifestations de la maladie.

Suite à cela, le 28 juillet 2015, l’Agence Européenne des Médicaments a autorisé, sans réserve, l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’adalimumab pour le traitement de la maladie de Verneuil dans ses formes modérées à sévères. Il s’agit du premier et seul traitement pour lequel il existe à ce jour à la fois des études spécifiques ayant démontré une efficacité dans cette pathologie et une AMM spécifique. Cette nouvelle a soulevé de grands espoirs pour les patients français, comme partout en Europe, et plus particulièrement en Allemagne, au Danemark, en Grèce, en Irlande, aux Pays-Bas, en Suède, en Italie, en Belgique et en Espagne où le traitement est maintenant disponible et remboursé. Mais en mars 2016, la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé a anéanti ces espoirs en
décidant de ne pas accepter son remboursement, faisant de la France l’un des seuls pays d’Europe où ce médicament n’est pas remboursé.

 

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